Selon le rapport du RTE, la production électrique en France repose encore à 72% sur le nucléaire. Sur quelles énergies s’appuyer pour atteindre l’objectif de 50% fixé pour l’horizon 2025 ? Le gaz naturel et l’hydroélectricité sont déjà fortement utilisés sur le territoire français. L’électricité basée sur les énergies renouvelables (éolienne, solaire ou les bioénergies) présente des perspectives attirantes.

Le gaz naturel

Utilisé dans la production électrique depuis les années soixante-dix, il reste encore associé aux yeux du grand public aux services d’un fournisseur de gaz : le chauffage ou la cuisson. Mais il est la troisième source d’électricité en 2017 et sa part augmente chaque année.

Les réserves mondiales restent encore difficiles à évaluer. De nouvelles techniques apparaissent pour exploiter des gisements situés plus en profondeur ou des types de gaz dits « non-conventionnels ».

L’énergie hydraulique

C’est l’énergie obtenue par le mouvement naturel de l’eau : courants marins, vagues, chutes d’eau, marées… L’électricité est obtenue via une centrale hydroélectrique. En 2015, la France occupait la dixième place dans le classement mondial des pays producteurs d’électricité hydraulique.

L’un des symboles de son utilisation en France est l’usine marémotrice de la Rance, située en Bretagne qui a longtemps été la plus grande au monde. La production d’hydroélectricité dépend de la pluviométrie : plus les précipitations sont importantes, plus la capacité de production est grande.

La production éolienne

La France se situe à la septième place des pays utilisant le plus l’énergie éolienne (qui provient du vent). Cette énergie représente 4,5% de la production électrique en 2017, en augmentation de 14,8% par rapport à l’année précédente.

Les conditions pour implanter un parc éolien sont strictes :

  • Il doit se situer au moins à cinq cents mètres des habitations.
  • Le respect des paysages est inscrit au cahier des charges.

Six parcs offshores vont voir le jour dans les années à venir, renforçant ainsi l’importance de l’éolien.

La production solaire

Le photovoltaïque connaît une importante progression depuis quelques années mais sa part reste encore peu importante. Les installations françaises sont majoritairement de faible puissance. Il faudrait donc investir massivement dans leur renouvellement pour que le solaire soit une option intéressante.

Les bioénergies

Algues, bois, déchets agricoles ou organiques : les bioénergies sont nombreuses. Leur développement se heurte à un double problème :

  • Un coût de production encore élevé.
  • Une difficulté à ne pas surexploiter les ressources et sans émission de particules.

Un défi majeur à relever pour la réussite de la transition énergétique.